Critique Culte: FLORENCE+THE MACHINE How Big, How Blue, How Beautiful

« How Big, How Blue, How Beautiful » est le 3iéme album de Florence + The Machine (sortie le 1 er Juin 2015).

La chanteuse Florence Welch âgé de 29 ans est entourée d’un guitariste hors-pair, d’un batteur exceptionnel, d’une joueuse de synthé et un joueur de harpe. Cette formation musicale étonnante est une des réussites de ces dernières années. Moi j’ai découvert ce groupe en 2009 par hasard, en regardant le dernier épisode de « Sex § The City ». Leur SUPER chanson gospel « You’ve Got The Love » clôturer la série et cette voix black (venue de Londres) me tomber dessus.

Cette voix magnétique, sauvage et planante c’est un voyage. Elle nous rapporte aux chants indiens et on sent son enfance passer à chanter dans les églises. Il y reste la ferveur… Il y a quelque chose de très messianique, une vraie âme. La voix soul somptueuse réveille des sentiments oubliés, vous émeut. C’est une claque puissante. La voix sert le son. Toutes ces envolées lyriques c’est beau. C’est rempli d’émotions…

Enregistré en 2014 après une tournée, il est produit par le même producteur que l’album de BJORK « Homogenic ». Le son Pop éthéré mêlé au Rock incroyable forme un mélange explosif. Le final de certaines chansons vous emporte dans un tourbillon de sons, de joie. Et cela fait penser au vieux western de l’âge d’or d’Hollywood. C’est un disque immense, profond et enrichi de cuivres. C’est homogène et cela sonne juste. J’aime particulièrement les albums ou deux univers musicaux bien distinct se mélange et au final ne font plus qu’un. Et au début la partie était loin d’être gagné car ce n’est pas mon genre de chanteuse. Mais il faut dire que les chants de sirènes de Florence m’ont séduit. C’est une vraie artiste remplie de multiples influences. Cet album est génial car pour certains morceaux ont peux les comparer aux versions Démo. Et écouter les changements et évolutions, c’est une vraie expérience. Cet album est taillé pour le live : entre électronique et organique.

Les guitares Rock vous prennent aux tripes, la batterie stimule votre rythme cardiaque. Quant aux très belles balades, elles feront ressortir votre peine. On ressent le vécu de la chanteuse, elle à tout d’une Madone je trouve. On peut voir ces 3B (Big, Blue, Beautiful) comme une métaphore de la vie amoureuse. Ce de ça qu’elle chante. Les paroles traitent des relations amoureuses, des différents moments à deux, qui exaltent ou révolte ! C’est poétique comme disque.

Le packaging est une réussite (blanc et noir ou cet orange teinté d’or qui symbolise bien l’album) avec ces photos simples de Florence, d’une hacienda et de nature met en valeur le travail effectue sur ce disque. En ce moment les albums de cette qualité sont rares. Je vous conseille cet album pour illuminer le début de votre été.

Florence a déclaré : « Une sections de cuivres vous emporte avec elles… Tout là-haut. C’est aussi ce que me fait ressentir la musique. Vous voudriez que cela ne s’arrête jamais et c’est un sentiment incroyable ! ».

Je suis d’accord avec elle ! Il faut apprécier et savourez chaque instants d’une chanson…

Critique Culte: FLORENCE+THE MACHINE How Big, How Blue, How Beautiful

MES CULTES :

1) Ship To Wreck : L’album s’ouvre par un hymne puissant. La chanson parfaite pour rouler en décapotable. Ou la voix si unique de la chanteuse est très bien mise en valeur. Déjà CULTE !

2) What Kind Of Man : Cette batterie énorme et la guitare électrique forment un mélange explosif…Un vrai moment de rock ’n’ roll comme rarement entendu. Le tout porté par une voix spectral. Le 1er single envoie du bois.

3) How Big, How Blue, How Beautiful : Une chanson céleste. Grâce à ces cuivres, c’est une chanson grandiose. Puis cette façon de chanter « Beautiful » c’est très sexy je trouve.

5) Various Storms § Saints : Une de mes favorite. La guitare est sublimée par cette voix mélancolique. Une émotion rare s’en dégage c’est à couper le souffle. A ce niveau-là, cela touche au divin.

6) Delilah : Donne envie de claquer des doigts en rythme. Rapide et efficace. La voix du final est époustouflante de pureté. Il y a une façon d’étirer le son dans cette chanson, comme si elle ne devait jamais s’arreter.

7) Long § Lost : Epurée et minimaliste. Encore un coup de cœur, tout en grâce. C’est lancinant et fascinant comme son.

10) St Jude : Le clavier est comme je l’aime : hypnotique, prenant. Les cœurs sont très beau quant à la voix encore une fois elle est comme toucher par la grâce.

11) Mother : Un blues psychédélique aux accents rock. C’est une chanson au groove irrésistible. Le final est épique, j’adore.

12) Hiding : au son électro parfait.

13) Make Up Your Mind : Encore un mix très réussi de batterie et de guitare. C’est une tuerie ! Le synthé de l’interlude est une pure merveille, on dirait les battements d’un cœur. Cela vous donne de envie sauter dans tous les sens.

16) How Big, How Blue, How Beautiful (démo.) : Une démo. Comme un 1er jet de voix. Qui prouve tout le talent de la chanteuse. Epurée, simple. Une version éclatante de beauté ! La fin est encore meilleur en démo je trouve. Comme quoi avec trois fois rien on peut accomplir des merveilles.

A ZAPPER :

4) Queen Of Peace : C’est dommage car elle commence crescendo et cela aurait pu fonctionner. Si seulement, tout ne se casser pas quelques secondes après le début.

8) Caught : Peut-être un poil trop mou, comparé au reste de l’album…

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